Présentation

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Donner corps à la peinture
Qu’est-ce qui m’accapare, m’habite, m’étreint sinon cette tension toujours en mouvement avant l’acte de peindre. J’aime regarder, j’aime rêver et j’aime peindre. Je me construis et reconstruis en peignant. Cette quête, chaque nouvelle « série » en impose la nécessité.
Acharnement/insistance à peindre des traces, des traits, des lignes, esquissant par hasard un dessin qui devient figure récurrente. Légèreté et transparence de cette structure à la fois construction et interrogation. Des couleurs de lumière ou de terre la traversent. Une image voudrait creuser son passage..., ambiguïté de la forme jointe aux matières, qui nous abandonne finalement à nos questions restées sans réponses. 
Mais, a-t-on besoin de réponses ?

Je ne veux pas être dans le clivage « narration/abstraction ». 
Juste tenter, modestement, de libérer mon geste du déjà-vu, refait, recomposé, pour laisser affleurer ce qui est inconnu de soi, ce qui est étranger en soi. Avec, parfois, la surprise et l’étonnement devant ce qui est apparu là.
Le dessin est pour moi le maître qui dresse les fondations de tout projet de peinture, que je veuille représenter ou ne pas représenter. Et les couleurs sont le vêtement de l’émotion dans l’instant.